Prix de l'isolation par l'extérieur

Mis à jour le 30 novembre 2017
Aucun vote pour le moment
2017-11-30 09:45:00
Isolation extérieure

Lors d’un précédent article, le prix de l’isolation intérieure extérieure et les conseils a déjà été traité. Toutefois, la seule isolation par l’extérieure mérite certainement un complément d’information. Aussi, voici quelques rappels et suppléments concernant uniquement le prix de l’isolation par l’extérieur pour ceux qui ne se poseraient pas vraiment la question du choix et auraient décidé, de toute façon, de s’orienter vers ce type de travaux.

 

Formulez une demande de devis

Prix de l’isolation par un pro

Vous pouvez réaliser un tel travail personnellement, mais avez-vous réellement intérêt de le faire ? Tout d’abord parce qu’il faut un réel professionnalisme, comme on l’a vu, pour éviter les ponts thermiques dans certains endroits plus sensibles. Mais aussi parce qu’il faut faire le bon choix de pose et de finition, comme seul un expert en est apte. Enfin, parce que passer par un artisan RGE, qui possède donc la qualification attendue, vous permettra de bénéficier des aides souhaitées et, au final, ne vous coûtera pas plus cher.

Si on reprend la moyenne des travaux réalisés sur les tous derniers mois, un sondage a donné la fourniture et pose d’ITE entre 100 et 200 € TTC/m² d’isolant posé avec un prix moyen qui se situe donc autour de 150 € TTC.

 

Pour autre exemple, si on prend un pavillon type de plain pied, simple, de 100 m², la réalisation de ce travail se situera autour de 15.000 € TTC.

Les plus-values de prix peuvent provenir de difficultés plus grandes (nécessité de matériel et intervention plus délicate sur des bâtiments à étage), du principe de pose (comme vu dans le paragraphe précédent), de régions plus chères (en région parisienne, par exemple), de nécessité de rattrapage du support, de la dépose et repose de volets, d’isolation de déports de toits, etc.

 

Pourquoi une isolation par l’extérieur ?

Il est certain que l’isolation par l’extérieur possède quelques atouts particulièrement intéressants qui peuvent décider de nombreux propriétaires.

La principale raison reste, bien sûr, la performance thermique de ce type d’isolation. Les risques majeurs de ponts thermiques disparaissent alors. Que ce soit pour éliminer ceux autour des huisseries, ceux en relation avec les passages de câbles électriques, ceux en lien avec le plancher, une telle réalisation reste la solution pour une meilleure uniformité.

Si on gagne en isolation thermique, on gagne aussi en isolation acoustique. Le son ayant tendance à prendre la même voie que l’air, il sera aussi mieux retenu, ce qui n’est pas négligeable selon la situation de l’habitation, près de voies de circulation, par exemple. Les normes de la Nouvelle Réglementation Acoustique (NRA) seront très largement respectées, tout comme les labels qualité.

 

Un intérêt supplémentaire réside dans le fait que les travaux ne génèrent que peu de gêne pour les personnes qui habitent à l’intérieur, pas de nécessité d’aller vivre ailleurs le temps de ces travaux ou de déménager le mobilier.

On peut aussi préciser que cette solution n’influe pas, non plus, sur la surface habitable et ne la réduira donc pas, au contraire d’une isolation par l’intérieur qui fait perdre jusqu’à 7% de place. Pas besoin de repenser la décoration dans l’habitation ou, pire, le mobilier.

Cette isolation par l’extérieur (ITE) est aussi très favorable à votre bâtiment, le préservant du vieillissement, diminuant les risques de fissures, évitant les grandes différences de température que peut subir la structure selon les saisons.

Enfin, avec divers procédés possibles, il existe différentes finitions qui peuvent aussi répondre à des besoins esthétiques.

 

 

Les marques les plus courantes

Il existe un certain nombre de marques spécialisées dans ce type d’ouvrage, que vous proposeront certainement les professionnels. Sans être le seul gage de comparaison, sachez toutefois que les marques les plus utilisées sont, en tout premier lieu et assez loin devant, Knauf Insulation, suivie de STO et d’Isover, un peu plus loin. Trois marques qui représentent, à elles seules, plus de la moitié des chantiers réalisés (dont près d’un tiers pour la seule première nommée). Enfin, toutes les autres marques se tiennent ensuite dans de plus petites proportions telles que Unilin, Efisok, Isobox, Isomo, Weber, Polyprod, Kingspain, Placoplatre, etc.

Quels éléments pourraient inciter à ne pas réaliser une ITE ?

Bien sûr, il existe néanmoins quelques points moins favorables qu’il vaut mieux expliquer plutôt qu’essayer de les taire.

Tout d’abord, vous allez un peu perdre en luminosité du fait de l’épaisseur supplémentaire apportée aux murs et, surtout, aux tableaux, qui vont légèrement restreindre l’apport de lumière.

D’ailleurs, vous devrez voir avec le professionnel cette adaptation de vos ouvertures selon la dimension disponible pour ces tableaux, ainsi que revoir le principe des volets battants, si c’est ce que vous avez, puisqu’il faudra les réadapter sur la nouvelle façade.

Dans le cas de maisons jumelées, vous devrez trouver un accord avec votre voisin pour lui faire accepter ce type de réalisation.

Si vous êtes sur un site protégé, c’est à l’architecte des Bâtiments de France qu’il faudra faire valider ce projet.

 

Les performances énergétiques

Que peut vous faire gagner une isolation par l’extérieure ? C’est tout l’enjeu de cette dépense pour savoir si, en plus du confort proposé, elle vous permettra d’amortir le coût dans un nombre d’années raisonnable.

Si on considère un pavillon âgé d’une quinzaine d’années et d’une surface de l’ordre de 100 m², des calculs ont été réalisés par l’Agence Nationale de l’Habitat vous permettant d’envisager une économie de chauffage d’environ 450 €/an en chauffage gaz, 600 € en électricité et 650 € en fioul. Des économies qui seront bien supérieures si vous avez une habitation plus âgée et moins bien isolée.

 

Trois principes de pose

Sans reprendre le détail de toute la pose d’une isolation par l’extérieur, que votre professionnel agréé réalisera, car il est très peu probable que vous ayez les connaissances suffisantes pour la réaliser personnellement, voici les grands principes de ce travail et, surtout, les différentes méthodes utilisées.

  • la pose collée : elle peut quasiment être utilisée dans tous les cas de figure, neuf ou rénovation, support sain ou abîmé, c’est l’une des poses les plus faciles qui nécessite cependant, dans certains cas, une préparation de ce support. C’est aussi la meilleure résistance au vent possible. On peut le coller avec l’aide de plots, de bandes ou en pleine surface. L’enduit peut aussi être effectué après, avec deux couches, une première, épaisse, et une seconde, plus fine, en finition. Le prix moyen se situe entre 100 et 150 € TTC/m² en fourniture et pose.
  • la pose calée-chevillée : une méthode plus particulièrement adaptée aux murs moins réguliers et, donc, plus en rénovation. Il n’est donc pas nécessaire de décaper auparavant, non plus. L’isolant est aussi fixé avec des plots de colle mais des chevilles à expansion viennent relier l’ensemble. La faiblesse de ce procédé peut résider dans les régions sensibles à de forts vents puisque la résistance, dans ce cas, est relativement faible. Le prix moyen se situe entre 100 et 180 € TTC/m² en fourniture et pose.
  • la fixation mécanique : c’est le troisième procédé qui s’appuie sur des profilés qui sont fixés sur le support et sur lesquels l’isolation est ensuite, elle-même fixée. Facile à poser, il n’y a donc aucun travail de décapage préalable à réaliser. Un procédé employé en rénovation, plus particulièrement, avec une résistance au vent moyenne. Le prix moyen se situe entre 180 et 220 € TTC/m² en fourniture et pose.

On retrouve principalement le polystyrène, la laine de verre ou la laine de roche, dans ces principes, avec des épaisseurs qui varient selon la performance à atteindre mais qui se situent, le plus souvent, autour de 120 mm pour le premier et 140 mm pour les seconds.

Il existe donc différents types de finitions, que ce soit de l’enduit (pour polystyrène) ou du bardage (laine de verre et laine de roche) dans différents matériaux, comme du bois, du PVC, du composite, du zinc, du parement pierre, du métal, etc. Vous pourrez donc obtenir des présentations assez variées pouvant convenir à vos goûts, mais aussi à ceux des services de l’urbanisme ou à l’architecte des Bâtiments de France, si besoin.

 

Les subventions

Avec un tel prix et une telle économie de chauffage, on arriverait donc à 15 à 20 ans nécessaires pour amortir ce coût de dépenses. Mais une durée de laquelle il faut néanmoins déduire toutes les aides possibles parmi lesquelles on peut recenser :

  • le CITE (Crédit d’Impôts Transition Energétique) qui permet de récupérer jusqu’à 30% sur les dépenses de matériaux (avec plafonnement à 8.000 € pour une personne seule, 16.000 € pour un couple sous imposition commune et 400 € supplémentaires par personne à charge) ;
  • l’éco-prêt à taux zéro (PTZ) pour les logements construits avant 1990 et utilisés en habitation principale ;
  • les aides de l’ANAH ;
  • les aides éventuelles de la Région ou celles plus locales, etc.

Pour être éligible à la plupart de ces aides, vous devrez donc faire appel à un professionnel certifié. En vous adressant à la mairie, vous obtiendrez les renseignements utiles vous concernant. Vous ramènerez peut-être, alors, l’amortissement de cette dépense à un peu moins de 10 ans, grâce à l’économie d’énergie.

Trouver un professionnel

Pour vos travaux, vous pouvez effectuer une demande de devis pour trouver une entreprise qui réalisera vos travaux. Travaux à Part sélectionne les meilleurs artisans dans toute la France vous offrant le meilleur rapport qualité-prix pour vos travaux :