Le chauffage des Français : étude en infographie

Mis à jour le 15 octobre 2019
2019-10-15 09:00:00
Chauffage électrique

Avec une facture moyenne annuelle de près de 1.650 €, le budget des foyers Français alloué au chauffage représente une part non négligeable des dépenses d’un ménage .
Découvrez notre infographie :

 

 

 

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Le budget de chauffage annuel

Cette moyenne de facture annuelle pour répondre aux besoins de chauffage des Français est à moduler en fonction des sources d’énergie allant du solaire qui est «gratuit» à l’électricité qui représente le coût le plus élevé. A titre indicatif, voici les budgets annuels, par ordre croissant, pour une consommation de chauffage équivalente à 12.000 KWh (consommation moyenne d'un foyer de 4 personnes, qui peut fortement varier), en fonction des sources énergétiques :

  • solaire : 0 € / an
  • bois : 648 € / an
  • géothermie : 840 € / an
  • gaz naturel : 1.032 € / an
  • fioul : 1.212 € / an
  • électricité : 1.824 € / an

A savoir que le budget dépend de la qualité du réseau et des radiateurs.

 

Répartition des chauffages par énergie

L’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE) a publié une étude sur les différents modes de chauffage en résidence principale. Malgré un coût de consommation plus élevé que les autres sources d’énergie, c’est bien le chauffage électrique qui prédomine dans le parc locatif privé français, avec un taux d’équipement avoisinant les 46 %, contre 31 % pour les résidences principales françaises, au global, derrière le chauffage au gaz. Voici donc, à titre indicatif, les grandes lignes de la répartition des solutions de chauffage au sein des résidence principales en France :

  • Chauffage au gaz : 38 %
  • Chauffage électrique : 31 %
  • Chauffage au fioul : 16 %
  • Autres solutions de chauffage (bois, géothermie, etc.) : 10 %
  • Chauffage urbain : 5 %

 

Aspect écologique et aides

À l’heure où la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre devient un sujet d’actualité brûlant, il convient de regarder en parallèle du coût de consommation de chauffage, le taux de rejet global de CO2 en fonction des différents modes de chauffage. Ainsi, il est établi que l’impact environnemental du chauffage au fioul est le plus conséquent en produisant le plus de dioxyde de carbone, derrière le gaz et l’électricité. La géothermie et les pompes à chaleur air / eau, quant à elles, rejettent 6 fois moins de gaz à effet de serre que le fioul. En ce qui concerne l’énergie bois, son impact sur les rejets de CO2 dans l’atmosphère sont estimés comme étant nuls, dus à l’absorption de dioxyde de carbone et la production d’oxygène des arbres sur toute leur durée de vie, en tenant compte également de la reforestation et de la gestion durable des forêts.

 

Grâce aux différentes aides accordées par l’État pour l’amélioration énergétique des logements, le recours aux énergies renouvelables et aux solutions de chauffage faiblement énergivores et peu émettrices de gaz à effet de serre augmente avec les années. Il est à noter les différentes aides financières telles que la TVA à taux réduit, le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE), l’Éco-Prêt à Taux Zéro (Éco-PTZ), ou différentes aides accordées également par l’ANAH (Agence NAtionale de l’Habitat) et certaines collectivités territoriales.

 

Les sources de déperditions énergétiques

Ces différentes aides ou subventions sont également accordées pour des travaux d’isolation qui permettent ainsi de réduire les consommations de chauffage. En effet, il est important de veiller à l’isolation du parc construit avant les années 80. Pour preuve, l’ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie) a démontré que les plus grandes déperditions énergétiques d’une maison construite avant1974 se font essentiellement par les murs, par la toiture ou par les éventuels conduits de cheminée, entre autres. Voici, à titre indicatif, quelques chiffres de cette étude sur les pertes de chaleur :

  • Toit : de 25 à 30 %
  • Murs : de 20 à 25 %
  • Air renouvelé et fuites : de 20 à 25 %
  • Fenêtres : de 10 à 15 %
  • Planchers bas :  de 7 à 10 %
  • Ponts thermiques : de 5 à 10 %.

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