Comparatif des chauffages et prix

Mis à jour le 16 août 2019
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2019-08-16 07:45:00
Chauffage

Bien choisir son chauffage est difficile, que ce soit en neuf et, peut-être plus, en rénovation. Chauffage à énergie fossile ou renouvelable, mais avec de nombreuses possibilités pour chaque, entre confort, écologie, prix de l’investissement de base et prix de l’énergie, des options sont à prendre.

Ce comparatif de chauffage vous démontre qu’une consommation moyenne peut commencer à quelques centaines d’euros par an pour déborder les 2.000 €.

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Budget récapitulatif

Exemples de chauffage

Prix

chaudière à combustion normale

de 1.500 à 4.000 € en fourniture

chaudière basse température

de 3.000 à 7.000 € en fourniture

chaudière à condensation

de 3.000 à 10.000 € et + en fourniture

chaudière à cogénération

de 10.000 à 20.000 € en fourniture

circuit de chauffage

de 6.000 à 10.000 € en fourniture et pose

plancher chauffant

de 40 à 80 € le m² posé

dépose de chaudière

de 150 à 250 €

dépose de radiateur à eau

de 60 à 80 €

dépose de radiateur électrique

de 80 à 120 €

convecteur

de 30 à 80 € en fourniture

convecteur soufflant

de 100 à 200 € en fourniture

panneau radiant ou rayonnant

de 100 à 300 € en fourniture

radiateur à inertie fluide

de 200 à 500 € en fourniture

radiateur à inertie sèche

de 250 à 1.000 € en fourniture

radiateur sèche-serviette

de 100 à 500 € en fourniture

plancher chauffant

de 40 à 80 € le m² posé

plafond rayonnant

autour de 110 € le m² posé

mur chauffant

de 80 à 100 € le m² posé

pompe à chaleur air/air

de 6.000 à 12.000 €

pompe à chaleur air/eau

de 12.000 à 15.000 €

pompe à chaleur géothermique

autour de 20.000 €

régulateur

de 100 à 300 €

 

 

Pour un logement plus de 100 m², 4 personnes, avec production eau chaude :

Mode de chauffage

Investissement

Coût annuel

chaudière fioul

de 5.000 à 8.000 €

1.700 €

chaudière gaz propane

de 3.500 à 6.000 €

1.800 €

chaudière gaz naturel

de 2.500 à 4.500 €

1.200 €

cheminée ouverte

de 2.000 à 4.000 €

800 €

insert ou cheminée fermée

de 3.000 à 5.000 €

1.200 €

poêle à granulés bois

de 1.500 à 7.000 €

1.000 €

chaudière bois bûches

de 3.500 à 10.000 €

1.200 €

chaudière bois granulés

de 4.000 à 10.000 €

1.300 €

convecteurs

de 1.000 à 2.000 €

2.400 €

panneaux radiants

de 1.500 à 2.500 €

2.200 €

radiateurs à inertie

de 2.500 à 4.500 €

2.000 €

plancher chauffant électrique

de 4.000 à 5.000 €

1.700 €

pompe à chaleur air

de 6.000 à 12.000 €

1.200 €

pompe à chaleur eau

de 12.000 à 15.000 €

1.500 €

pompe à chaleur géothermique

à partir de 20.000 €

1.600 €

énergie solaire

de 10.000 à 15.000 €

1.200 €

aérovoltaïque

autour de 25.000 €

1.800 €

 

 

Comparatif des coûts de chauffage en fonction de l’isolation :

Méthode de chauffage

maison mal isolée

besoin 24.000 kWh/an

coût annuel

maison bien isolée

besoin 6.000 kWh/an

coût annuel

chaudière fioul

2.300 €

1.000 €

chaudière gaz propane

2.500 €

1.100 €

chaudière gaz naturel

1.800 €

500 €

convecteurs électriques

3.900 €

1.100 €

chaudière électrique

1.900 €

900 €

chaudière à granulés

1.300 €

450 €

poêle à granulés

1.400 €

500 €

chaudière à bûches

1.000 €

250 €

poêle à bûches

1.100 €

300 €

 

 

Prix par énergie :

Type d’énergie

prix au kWh

consommation annuelle

fioul

0,092 €

1.340 €

propane

0,150 €

1.500 €

gaz naturel

0,083 €

1.000 €

bûches

0,036 €

900 €

granulés

0,059 €

1.000 €

électricité

0,160 €

2.225 €

 

 

 

La réglementation

C’est le premier point sur lequel il est nécessaire d’être attentif car certaines chaudières, par exemple, ne sont plus commercialisées et d’autres ne le seront plus à l’avenir.

 

Il est, par exemple, question de mettre fin au chauffage fioul d’ici 10 ans, selon une annonce du Premier Ministre français fin 2018. Aussi, plus cette date va approcher et plus il faudra se poser la question d’investir dans un tel mode de chauffage, dans la mesure où les cuves de stockage ne seront, alors, plus d’aucune utilité.

 

Pour ce qui est de chaudières, les modèles classiques sont disparus et même ceux à basse température sont délaissés au profit, à l’heure actuelle, des modèles à condensation, moins énergivores et respectant la double norme européenne de rendement supérieur ou égal à 86 % et d’émission de NOx inférieur ou égale à 56 mg/kWh.

 

Dans le cas de choix de chauffage par un principe de chaudière, l’autre possibilité, en cas de rénovation et de travaux trop importants pour remplacer un modèle existant par un modèle à condensation, les constructeurs proposent également des chaudières Bas NOx pour pallier ce problème et éviter d’intervenir sur les conduits de fumée avec trop de dépenses.

 

Quelques conseils préalables

  • L’isolation

Avant de penser chauffage, il est important de penser isolation si vous ne voulez pas qu’une bonne partie des degrés ne passe à travers vos murs, vos menuiseries ou votre toiture. Il faut aussi éviter les ponts thermiques que vous pouvez retrouver dans le lien entre les isolations du sol et du mur, notamment pour les murs porteurs, ou celles du mur et du toit, mais aussi au niveau des prises électriques, de la pose des menuiseries, etc.

 

Dans le cas d’un appartement, il faudra aussi isoler les appartements les uns par rapport aux autres afin d’éviter de chauffer l’appartement du dessus ou d’à côté.

 

  • Les températures de chauffage
    Il est souvent question d’une température moyenne de 19° C, mais ce serait un peu trop vite oublier que le besoin en température n’est pas le même dans toutes les pièces.
    C’est aussi tout l’intérêt de pouvoir réguler son chauffage au moins par zone, avec des thermostats d’ambiance.

 

Autre élément important, si le thermostat d’ambiance intérieur est appréciable, la sonde d’extérieur en complément permet d’anticiper les variations météorologiques et de régler automatiquement le chauffage en conséquence.
 

  • La salle de bains
    C’est la pièce où les besoins de chauffage sont les plus forts. Aussi, elle est généralement chauffée à 21° C le temps de son utilisation pour ne pas avoir une sensation de froid au sortir du bain ou de la douche.
     
  • Le bureau
    Lorsqu’il est utilisé à la journée, une température d’environ 20° C est au moins nécessaire pour se sentir confortable.
     
  • Les autres pièces de jour
    Autour de 19° C est bien pour un salon, une salle à manger ou une cuisine
     
  • Les chambres
    Lorsqu’il s’agit d’y dormir, une température entre 16 et 17° C suffit. Lorsqu’elle sert de bureau ou de salle de jeu pour des enfants, il faudra revenir à une température de 19° C.
    De même, cette température de 16 à 17° C est bien pour dormir mais fraîche au réveil, c’est pourquoi il sera intéressant de posséder un thermostat réglable qui permettra de remonter de quelques degrés avant le lever.

 

  • Les économies de chauffage

La programmation du chauffage est une chose essentielle pour réaliser des économies car ces températures données correspondent à un logement occupé mais, lorsque tout le monde quitte la maison, pour le travail et pour l’école, il est préférable de baisser cette température pour la remonter quelques minutes avant le retour.

 

Tout comme il est inutile de chauffer une salle de bains à 21° C toute la journée.
 

Différents modes de chauffage

Pour votre chauffage, plusieurs solutions s’offrent à vous, il s’agit de :

  • chauffage central classique à haute température ;
  • chauffage central à basse température, éventuellement avec plancher chauffant ;
  • chauffage par convection ;
  • chauffage par rayonnement ;
  • chauffage par accumulation de chaleur (avec ou sans inertie).

 

Le principe le meilleur est celui qui propose le moins de différence entre la température de la pièce et celle du radiateur, ce qui explique l’intérêt d’un chauffage basse température, par radiateur ou par plancher chauffant.
Pour ce fonctionnement, la chaudière gaz, à granulés ou pompe à chaleur offre les meilleures options.

 

Les chaudières

Pour ce sujet, il est aussi possible de développer ses connaissances avec le guide sur le Comparatif des chaudières.

 

Il existe trois grands principes de chaudières qui sont :

 

  • Les chaudières à combustion
    C’est la chaudière classique qui chauffe à partir de la combustion de gaz, de fioul ou de bois. L’eau chauffée est alors propulsée dans tout un circuit qui passe par des radiateurs.
    La plus grande complexité consiste à installer ce circuit, ce qui est d’autant plus compliqué dans le cas d’une rénovation.

C’est la chaudière classique, normale.
Si l’investissement de départ est plus important, compte tenu d’une consommation moindre, l’amortissement d’une telle installation est facile à réaliser.
Quant à la chaudière en elle-même, elle est désormais remplacée par le principe de chaudière à condensation.

Comptez de 1.500 à 4.000 € pour une telle chaudière, en fourniture.
 

  • Les chaudières à condensation
    La chaudière à condensation offre des performances bien meilleures.
    Elle les doit au fait qu’elle récupère des degrés supplémentaires dans les fumées extraites et dans la vapeur d’eau qui s’y trouve. Si le tarif d’une telle chaudière est plus élevé, son rendement se situe alors autour des 100 %.

Son prix est alors de 3.000 à plus de 10.000 €, les prix les plus élevés concernant les chaudières à bois et, plus précisément, à granulés.
C’est le modèle de chaudière qui possède les meilleures aides.
 

  • Les chaudières basse température
    Avec une température d’eau d’environ 60° C, elle s’inscrit dans une politique de baisse de la consommation. Toutefois, elle est désormais sérieusement concurrencée par la chaudière à condensation qui peut aussi permettre ces basses températures, avec des performances meilleures.
    Son prix va de 3.000 à environ 7.000 € en fourniture.
     
  • Les chaudières à cogénération
    Son principe consiste à réchauffer l’eau du circuit, tout en produisant également de l’électricité.
    Plus coûteux, le système à cogénération est généralement destiné aux besoins les plus importants, tels que certaines entreprises ou le collectif.

Le prix dépasse alors largement les 10.000 € en fourniture seule.

 

Modèle de chaudière

Prix en fourniture

Rendement

chaudière à combustion normale

de 1.500 à 4.000 €

en dessous de 90 %

chaudière basse température

de 3.000 à 7.000 €

de 90 % à 95 %

chaudière à condensation

de 3.000 à 10.000 € et +

de 90 % à 110 %

chaudière à cogénération

de 10.000 à 20.000 €

plus de 100 %

 

 

Installation du circuit de chauffage

Pour les principes de chaudières évoqués précédemment, l’installation de tout un réseau de chauffage est obligatoire. Il existe alors plusieurs façons de le réaliser :

 

  • Réseau monotube
    Il distribue tout le circuit avec un seul tuyau qui part de la chaudière, alimente tous les radiateurs et revient en boucle à la chaudière.
    Le problème est que, au fur et à mesure de cette distribution, l’eau se refroidit et offre une chaleur moins forte sur les derniers radiateurs.
     
  • Réseau bitube
    Pour ne pas avoir le problème du réseau monotube, la solution est de proposer un réseau bitube, le premier tuyau consistant à alimenter les radiateurs en eau chaude et le second, à récupérer l’eau refroidie à la sortie des radiateurs pour la renvoyer directement à la chaudière pour la réchauffer.
     
  • Principe de la pieuvre
    C’est la méthode la meilleure qui consiste à alimenter indépendamment chaque radiateur (ou le plancher chauffant) ainsi que la récupération, afin d’avoir une véritable température uniforme.

 

L’installation d’un circuit de chauffage complet, pour une maison standard, coûte de 6.000 à 10.000 €, en fourniture et pose, radiateurs compris, pour une maison neuve. Elle sera l’affaire d’un professionnel qui vous conseillera sur le meilleur dispositif selon la configuration de votre maison, selon la position de votre chaudière et toutes les autres particularités de votre dispositif.

 

Dans le cas d’un plancher chauffant, il faut alors compter de 40 à 80 € le m² posé.

 

Dans le cadre d’une rénovation, ce coût est plus élevé et atteindra plus facilement les 10.000 € puisqu’il faudra percer pour tous les passages de canalisations et prévoir le meilleur schéma de distribution possible.

 

De plus, à l’installation plus onéreuse, s’ajoutent des frais d’enlèvement du matériel existant :

  • dépose de chaudière : de 150 à 250 € ;
  • dépose de radiateur à eau : de 60 à 80 € ;
  • dépose de radiateur électrique : de 80 à 120 €.

 

Les énergies de chauffage

Choisir un chauffage, c’est aussi choisir une énergie, ce qui n’est pas toujours facile puisque chaque cas est différent et ce qui est la solution la meilleure pour certains peut devenir inadapté pour d’autres.

 

En effet, les critères dépendent de la maison en elle-même, selon son isolation, son implantation, selon la région et, plus précisément même, sa localisation exacte (présence du gaz naturel ou non, par exemple), selon la taille du logement, selon qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement, selon qu’il s’agisse de neuf ou de rénovation, etc.

 

Dans l’absolu, voici quelques tableaux avec les avantages et inconvénients de chacun de ces systèmes.

 

  • Le chauffage au fioul

Avantages

Inconvénients

  • on peut se faire ravitailler partout en fioul
  • le fioul propose une chaleur confortable et homogène
  • il peut alimenter le circuit de chauffage et d’eau sanitaire
  • le fioul est très odorant
  • il nécessite la présence de cuves pour le stockage
  • il faut aussi le payer dès son stockage
  • le prix du fioul est supérieur à celui du gaz
  • il ne bénéficie d’aucune aide
  • un entretien de la chaudière est obligatoire
  • le chauffage fioul est polluant
  • il est destiné à disparaître
 

 

 

  • Le chauffage au gaz naturel

Avantages

Inconvénients

  • c’est le mode qui se développe le plus
  • il est très simple à utiliser
  • il ne nécessite pas de stockage
  • il ne se paie qu’après consommation
  • il présente un chauffage confortable
  • ce n’est pas le prix de chaudière le plus élevé
  • la chaudière est moins encombrante que pour le fioul
  • peut fournir eau chaude chauffage et sanitaire
  • nouvelles chaudières très économiques
  • les aides sont intéressantes
  • il n’est pas distribué partout
  • il faut se raccorder au réseau public
  • le prix du gaz a tendance à s’indexer sur celui du fioul et est donc sujet à variations
  • un entretien est obligatoire
 

 

 

  • Le chauffage au gaz propane

Avantages

Inconvénients

  • il est également simple à utiliser
  • son chauffage est tout aussi confortable
  • les chaudières sont peu encombrantes
  • le chauffage au gaz est alors possible, y compris dans des secteurs non distribués en gaz naturel
  • c’est une énergie plus propre que le fioul
  • le prix de ce chauffage est parmi les plus élevés
  • il faut un espace de stockage des cuves
  • il faut louer les cuves
  • il faut payer le gaz dès son stockage
  • un entretien est également obligatoire
 

 

 

  • Le chauffage au bois

Avantages

Inconvénients

  • c’est une énergie propre qui renvoie du gaz carbonique mais en consomme autant
  • c’est une énergie renouvelable
  • c’est l’un des combustibles les moins chers
  • avec le principe des granulés, il est possible de faire fonctionner sans recharger fréquemment
  • chaudière, poêle ou insert, il existe différentes formules pour chauffage d’appoint ou principal
  • allie le plaisir au chauffage dans le cas d’un insert, par exemple
  • nécessite un stockage de bois
  • nécessite un chargement fréquent dans le cas de bûches
  • le paiement se fait au stockage
  • les chaudières à bois sont plus imposantes
  • le rendement n’est pas toujours le meilleur, à moins de se diriger vers la condensation
  • le bois est salissant
 

 

 

  • Le chauffage électrique

Avantages

Inconvénients

  • chauffage le plus simple à utiliser
  • c’est l’installation qui s’avère la moins onéreuse
  • cette installation est très simple et vite effectuée
  • il peut exister en radiateurs, mais aussi en plancher ou plafond chauffant
  • c’est le principe qui exige le moins de place
  • c’est une énergie renouvelable (si panneau solaire)
  • c’est une énergie chère
  • sa chaleur est moins confortable mais de gros progrès ont déjà été réalisés
  • l’électricité provenant de centrales nucléaires peut difficilement être reconnue propre
 

 

Afin de contrebalancer le manque de confort des convecteurs, l’offre s’est enrichie d’un certaine nombre d’autres procédés :

  • les convecteurs : souvent qualifiés de “grille-pain”, l’entrée d’air s’effectue par le bas, se réchauffe au contact de la résistance, pour ressortir chaud en haut, ou sur le haut de la façade.

C’est un chauffage peu homogène, qui ne réchauffe que lorsqu’il fonctionne et prend aussi énormément la poussière, d’où la très faible renommée de ce principe qui pousse généralement à la consommation par le fait qu’on a tendance à compenser en les faisant chauffer plus longtemps. Ils disposent cependant de thermostats pour limiter cette consommation.
Le convecteur provoque aussi l’assèchement de l’air.
Le prix d’un convecteur simple commence autour de 30 € et va généralement jusqu’à 80 € ;

  • les convecteurs soufflants : ils sont notamment utilisés dans une salle de bains pour permettre une transmission plus rapide de la chaleur.

A part le fait d’être pulsé, le fonctionnement reste le même que les modèles précédents.
Le budget passe alors entre 100 et 200 € en fourniture.

  • les panneaux rayonnants : la chaleur par rayonnement est plus performante que celle des convecteurs. C’est déjà un grand pas, toutefois, après leur extinction, cette sensation de froid persiste et pousse à la surconsommation. Une plaque permet de conserver cette chaleur quelques minutes. Les thermostats sont, par contre, plus efficaces.
    Le prix d’un panneau radiant débute autour de 100 € pour aller jusqu’à 300 €.
  • les radiateurs à inertie fluide : on se rapproche alors de la chaleur d’un radiateur de chauffage central. L’électricité permet ici de réchauffer le liquide caloporteur qui reste chaud un bon moment après son extinction. On parle alors d’inertie fluide. Une meilleure diffusion du chauffage et une meilleure tenue permettent d’offrir un chauffage intéressant.
    Par contre, en cas de panne, ils sont moins réparables.
    Ils sont même parfois dotés d’un détecteur de présence, d’un détecteur de fenêtre ouverte, en plus d’un thermostat. Ainsi que d’un programmateur ou d’une liaison Wi-Fi ouvrant à la possibilité de les commander via un smartphone.
    Le prix est alors situé entre 200 et 500 €, selon leur puissance et leurs fonctionnalités.
  • les radiateurs à inertie sèche : dans le même esprit que les précédents, c’est un matériau qui permet d’emmagasiner la chaleur pour continuer à la diffuser un long moment après son extinction.
    Ils se décomposent en corps de chauffe métal (aluminium pour les plus simples, fonte pour les plus évolués) ou en matériau réfractaire.
    Il faut alors compter de 250 à 500 € pour le radiateur à inertie sèche aluminium, de 300 à 600 € pour celui à inertie sèche fonte et de 400 à 1.000 € pour l’inertie sèche pierre.
  • les radiateurs plus spécifiques : on peut trouver des principes différents de radiateurs électriques comme le radiateur à accumulation de chaleur, qui se rapproche du principe du radiateur à inertie sèche.
    Par contre, il est long à monter en température et est lié à un contrat EDF jour/nuit avec programmation.
    Le prix est alors élevé, de 700 à plus de 2.000 €.
    Il existe aussi le radiateur à double corps de chauffe qui mêle les avantages du radiateur rayonnant avec celui de l’inertie sèche pour un prix de 500 à 1.000 €.
    Le radiateur sèche-serviette se personnalise plus par sa présentation que par son principe de fonctionnement. En effet, sur ce plan, il peut être à inertie sèche ou liquide, avec un prix s’étalant entre 100 et 500 €. Il se destine plus particulièrement aux salles d’eau et salles de bains, et nécessitent des pièces bien aérées pour ne pas laisser l’humidité se propager.
    On pourrait encore citer les radiateurs mobiles qui sont souvent des chauffages d’appoint. Ils sont soufflants, pour un prix débutant autour de 30 €, ou à bain d’huile, pour un tarif allant de 40 à 100 €.
  • les planchers, murs ou plafonds rayonnants : c’est une solution très intéressante par le fait qu’elle produit un chauffage bien mieux réparti et qui peut se contenter de températures moins élevées, comme en produisent les appareils à basse consommation.
    Le plancher chauffant offre une chaleur douce très appréciée. Son seul défaut est d’être légèrement retardée du fait de la présence d’une chape béton au-dessus des résistances. Il existe en mode rayonnant ou à accumulation. Dans ce dernier cas, il peut stocker les calories et les offrir dans la journée.
    Le prix d’un plancher chauffant électrique va de 40 à 80 € le m² posé.
    Le principe du plafond rayonnant est également intéressant puisqu’il n’est pas ralenti par la présence d’une chape et restitue donc plus rapidement le chauffage.
    Son prix est alors autour de 110 € le m², en fourniture et pose.
    Le mur chauffant est intéressant du fait qu’il coupe encore mieux du froid et offre une chaleur parfaitement répartie. Il faut alors compter sur un tarif allant de 80 à 100 € le m².

 

Le chauffage électrique consomme entre 20 et 40 € par m², soit environ le double d’un chauffage fioul ou d’un chauffage gaz, en données générales annuelles.

 

  • Chauffage à énergie renouvelable
    • pompe à chaleur
      elle se décline en pompe à chaleur air/air, en pompe à chaleur air/eau et en géothermie
      • la pompe à chaleur air/air reprend les calories de l’air pour les utiliser dans le logement par un principe d’air soufflé. C’est le principe le moins onéreux, mais aussi le moins efficace. Il faut alors miser sur une dépense de l’ordre de 6.000 à 12.000 €.
      • la pompe à chaleur air/eau est du même principe, récupérant les calories dans l’air également, mais pour les retransmettre à l’aide d’un fluide caloporteur vers les radiateurs. Un peu plus performant, le système est aussi plus rentable. Comptez de 12.000 à 15.000 €.
      • la pompe à chaleur géothermie représente le moyen le plus efficace. Elle récupère la chaleur dans le sol pour la transmettre vers un système de radiateurs basse température ou de chauffage par le sol. Ce système eau/eau est alors le seul à permettre une réelle autonomie de chauffage sans autre appoint. Le prix se situe, par contre, autour de 20.000 €.

 

Avantages

Inconvénients

  • peut permettre de chauffer toute une maison et produire l’eau chaude dans le meilleur des cas
  • elle peut aussi permettre de climatiser en été
  • ne nécessite pas de raccordement à une énergie
  • ne nécessite aucun stockage
  • elle se base sur une énergie gratuite et sans fin
  • c’est un système qui ne pollue pas
  • le coût de consommation est très bas
  • peut bénéficier des aides
  • peut nécessiter un appoint de chauffage en période de grand froid
  • investissement important pour le système le plus intéressant (eau/eau)
 

 

  • énergie solaire

Avantages

Inconvénients

  • énergie peu polluante
  • énergie gratuite par captage des rayons solaires
  • éligible au crédit d’impôt
  • couvre de 25 à 60 % des besoins, selon la région
  • nécessite un chauffage d’appoint pour chauffer toute une maison
  • investissement relativement important de l’ordre de 15.000 €, hors chauffage d’appoint
 

 

 

La puissance de chauffe d’un radiateur électrique

La puissance de chauffe nécessaire est un élément important mais relativement variable puisqu’il dépend, notamment, des déperditions de chaleur que peut présenter votre logement.

 

Ainsi, alors que sont prévus autour de 100 watts par m² dans un cas général, les bâtiments à basse consommation ou ceux à énergie positive font redescendre ces besoins à 80 watts par m², voire à 60 watts par m².

 

Lors, une pièce de 12 m² pourra nécessiter 720 watts lorsqu’elle est parfaitement isolée, mais passer à un besoin de 1.200 watts, si son isolation est moins parfaite. En partant du principe d’une pièce de hauteur normale, soit 2,50 m.

 

Pour une pièce de 30 m² moyennement isolée, le chiffre sera alors de l’ordre de 3.000 watts et, si vous souhaitez installer des radiateurs, il est plus intéressant d’en placer 2 de 1.500 watts afin de mieux répartir la chaleur dans la pièce.

 

Et, quel que soit le principe, convecteur, radiant ou à inertie, un 1.500 watts consommera la même quantité d’électricité. Par contre, en convecteur simple, vous risquez de le pousser au-delà de la température conventionnelle pour la sensation de froid qu’il procure dès qu’il s’éteint et finalement consommer plus. Surtout en sachant qu’une baisse de 1° C de chauffage équivaut à une économie de l’ordre de 7% dans des températures moyennes.

 

Le choix du chauffage sera aussi lié à l’isolation. On a vu qu’il pouvait être intéressant de revoir l’isolation, surtout que des aides de l’Etat permettent de le faire actuellement, même si vous aurez quand même à charge les travaux de finition. Cependant, si ces travaux vous rebutent, le niveau d’isolation pourra vous diriger vers un système de chauffage différent. En effet, alors qu’une maison de taille moyenne et parfaitement isolée pourra s’accommoder d’un chauffage électrique, ce dernier sera rédhibitoire dans le cas d’une mauvaise isolation.

 

Les prix des chauffages

Pour mieux décider du mode de chauffage, un tableau récapitulatif des rendements et des coûts peut aider à mieux comprendre l’intérêt de chaque modèle.

 

Les prix d’investissement comprennent les frais du matériel et de leur installation. Cependant, des aides peuvent encore venir en déduction de ces tarifs, comme nous le verrons par la suite et modifier ces prix qui, ici, sont des données brutes.

 

Cet investissement correspond à un logement moyen d’environ 100 à 120 m² pour 4 personnes, avec production d’eau chaude et isolation moyenne.

 

L’investissement ne prend en compte que la chaudière et son installation. Il faudrait donc ajouter de 6.000 à 10.000 € pour l’installation de tout le circuit mais, contrairement à une chaudière qui s’amortit sur environ 15 ans, l’amortissement de tout le circuit est bien plus long et ne représenterait que 100 à 200 € supplémentaires dans le coût annuel.

 

En effet, le coût annuel présenté ici comprend l’amortissement du matériel (sur environ 15 ans), déduction faite des aides (qui seront vues plus bas), la consommation d’énergie et l’entretien. C’est donc un prix un peu plus hypothétique du fait de la fluctuation des prix d’énergie et des aides.

 

Mode de chauffage

Rendement

Investissement

Coût annuel

Rejet CO2

chaudière fioul

> 90 %

de 5.000 à 8.000 €

1.700 €

300

chaudière gaz propane

> 90 %

de 3.500 à 6.000 €

1.800 €

274

chaudière gaz naturel

> 90 %

de 2.500 à 4.500 €

1.200 €

234

cheminée ouverte

20 à 30 %

de 2.000 à 4.000 €

800 €

25

insert ou cheminée fermée

30 à 60 %

de 3.000 à 5.000 €

1.200 €

20

poêle à granulés bois

40 à 65 %

de 1.500 à 7.000 €

1.000 €

13

chaudière bois bûches

90 %

de 3.500 à 10.000 €

1.200 €

13

chaudière bois granulés

90 %

de 4.000 à 10.000 €

1.300 €

13

convecteurs

-

de 1.000 à 2.000 €

2.400 €

180

panneaux radiants

-

de 1.500 à 2.500 €

2.200 €

180

radiateurs à inertie

-

de 2.500 à 4.500 €

2.000 €

180

plancher chauffant électrique

-

de 4.000 à 5.000 €

1.700 €

180

pompe à chaleur air

-

de 6.000 à 12.000 €

1.200 €

-

pompe à chaleur eau

-

de 12.000 à 15.000 €

1.500 €

-

pompe à chaleur géothermique

-

à partir de 20.000 €

1.600 €

-

énergie solaire

-

de 10.000 à 15.000 €

1.200 €

-

aérovoltaïque

-

autour de 25.000 €

1.800 €

-

 

 

Le confort thermique

Mais, autant que le rendement, c’est bien la notion de confort qui est importante. Avoir un chauffage puissant et efficace ne suffit donc pas, il faut que la chaleur qu’il procure soit douce, la plus linéaire possible et la mieux répartie possible.

 

  • Il faut donc éviter les zones froides, que ce soit par pont thermique, par manque d’isolation, par mauvais choix d’ouvertures.

 

  • Il faut que les modes de chauffage soient le mieux répartis possibles dans chaque pièce, c’est pourquoi le plancher chauffant, le plafond chauffant ou le mur chauffant est la solution la plus agréable pour cette répartition. Sinon, il vous faudra plutôt répartir des radiateurs de petite puissance plutôt qu’en mettre moins mais en forte puissance.

 

  • Le chauffage à eau chaude est aussi plus confortable, quelle que soit l’énergie.

 

  • Un chauffage par basse température est également une solution qui apporte le moins de variation possible et permet d’optimiser ce confort de chauffe. Fonctionnant à des températures de 50° C et moins, au lieu de plus de 60° C, il procure une chaleur plus douce.
     
  • Le chauffage ne doit pas dessécher l’atmosphère, ce que produit généralement le chauffage électrique. Il faudra alors réhumidifier l’air, si nécessaire.

 

Neuf et rénovation

Il y a aussi une certaine nuance à penser un chauffage entre le neuf et la rénovation et les causes en sont multiples.

 

  • La première est très simple : l’isolation est généralement très différente entre les 2 ;

 

  • La seconde raison provient de la difficulté d’installation pour certains chauffages dans le cadre de la rénovation sans traverser toutes les pièces avec un système de tuyauterie.

 

Et pourtant, c’est bien dans ce cadre de la rénovation que beaucoup d’aides sont alors proposées afin de remettre en cause l’existant et de réaliser des économies de chauffage profitables à tous, que ce soit par l’amélioration de la balance commerciale, suite à une réduction de la facture pétrole, par exemple, et par un budget dépenses mieux réparti et non plus en grande partie sur le chauffage.

Mais l’aspect environnemental entre aussi dans cette réflexion, la disparition annoncée du fioul y trouve aussi ses origines, tout comme la fin de fabrication des chaudières aux rendements les plus faibles.

 

On peut ainsi faire un rapprochement des besoins entre une maison récente, bien isolée, et une maison plus ancienne, mal isolée, selon le type de chauffage utilisé :

 

Méthode de chauffage

maison mal isolée

besoin 24.000 kWh/an

coût annuel

maison bien isolée

besoin 6.000 kWh/an

coût annuel

chaudière fioul

2.300 €

1.000 €

chaudière gaz propane

2.500 €

1.100 €

chaudière gaz naturel

1.800 €

500 €

convecteurs électriques

3.900 €

1.100 €

chaudière électrique

1.900 €

900 €

chaudière à granulés

1.300 €

450 €

poêle à granulés

1.400 €

500 €

chaudière à bûches

1.000 €

250 €

poêle à bûches

1.100 €

300 €

 

 

Le choix de l’énergie

La tendance consiste à se diriger vers les énergies renouvelables et, plus encore, des énergies gratuites. D’où la disparition annoncée des chaudières fioul d’ici 10 ans.

Quant au gaz, le développement de la méthanisation est prévu pour assurer son renouvellement et ne plus en faire une seule énergie fossile dépendant aussi des importations.

Pour le bois, la certification PEFC prévoit une replantation systématique du bois consommé et une gestion durable des forêts.

 

Mais ce sont les énergies gratuites comme l’air, l’eau ou le soleil qui sont les cibles privilégiées du chauffage de demain. Avec une équation à résoudre : ces méthodes conviennent bien aux constructions de demain, à énergie positive, mais ont encore du mal à convenir aux constructions d’hier, moins bien isolées, et nécessitent alors des chauffages d’appoint : électricité, poêle, insert, etc.

 

C’est pourquoi on trouve, comme méthode de chauffage :

  • le chauffage fioul : conséquence d’une époque où c’était encore le chauffage le plus en vue et qui a cependant su se perfectionner via des chaudières beaucoup plus performantes permettant de limiter la consommation ;
  • le chauffage gaz : essentiellement gaz naturel, qui fait suite à un gros développement des réseaux de distribution et de la promotion et qui ne nécessite qu’un changement de chaudière, toute la partie circuit pouvant être conservée ;
  • le chauffage granulés : contrairement aux bûches, il est possible de prévoir un chargement beaucoup moins fréquent et avec un prix d’énergie bien en deçà des autres et un prix de revient annuel très intéressant ;
  • l’électricité : parce que c’est encore le moyen le plus simple à installer et le moins cher en investissement initial, même si le prix de revient annuel dépasse les autres. De plus, avec une excellente isolation, comme dans les logements neufs, la consommation devient bien moins prégnante ;
  • les pompes à chaleur et le solaire : dans les logements les plus récents où tout est fait pour obtenir des constructions qui ne consomment pas ou peu d’énergie, en termes de dépense.

 

Pour se faire une meilleure idée de l’énergie seule, hors amortissement et entretien, ce tableau du coût des énergies peut expliquer certaines de ces tendances, en prenant aussi pour base de comparaison, une maison moyenne pour consommation autour de 1.500 litres de fioul :

 

Type d’énergie

prix au kWh

consommation annuelle

fioul

0,092 €

1.340 €

propane

0,150 €

1.500 €

gaz naturel

0,083 €

1.000 €

bûches

0,036 €

900 €

granulés

0,059 €

1.000 €

électricité

0,160 €

2.225 €

 

 

Les conséquences environnementales

On a vu une partie de ces conséquences environnementales avec le rejet de CO2 dans l’atmosphère mais, pour aller plus loin, il faut étudier de plus près tout ce que peuvent poser comme problèmes ces différentes énergies :

 

Type d’énergie

conséquences

fioul

énergie fossile

émission de CO2 important

propane

énergie fossile

émission de CO2 important

gaz naturel

énergie fossile

émission de CO2 importante

bûches ou granulés

énergie renouvelable

bon bilan CO2 si replantation

électricité

énergie propre à domicile

provient de centrales nucléaires pour une bonne partie

solaire

sans aucun problème

pompes à chaleur

énergie renouvelable

nécessite un peu d’électricité pour fonctionner

 

 

La régulation du chauffage

Pour un fonctionnement optimisé, le chauffage doit être régulé. Ce qui peut vous permettre une économie de l’ordre de 25 % d’énergie.

 

Avec cette régulation, vous disposerez d’une programmation afin de pouvoir régler la température de façon horaire, journalière, et par zone. Pour de tels matériels, en version électrique, ces radiateurs disposent d’un 4ème fil, appelé pilote, qui permet de les régler de façon centralisée. Pour un chauffage central, ce régulateur est dorénavant disponible dans tous les modèles et permet ces réglages.

 

Mieux, les systèmes actuels peuvent aussi être couplés avec des régulateurs connectés qui vous permettent d’intervenir aussi à distance, à l’aide d’un simple smartphone, d’une tablette, voire d’un ordinateur. Vous n’oublierez plus jamais de baisser ou couper le chauffage en partant, et vous ne trouverez plus jamais une maison glacée en rentrant.

 

En outre, ces systèmes connectés permettent aussi certaines interventions à distance pour un dépannage ou permettent de rappeler à la personne chargée de la maintenance qu’il est temps de la réaliser.

 

Certains de ces modèles connectés ne nécessitent qu’un investissement de 100 €, d’autres un peu plus de 300 €, mais facilement amorti par l’économie qui en résulte.

 

Les aides possibles

Le chauffage est un point très sensible qui peut fortement grever le budget familial et participer à la détérioration de la couche d’ozone. C’est pour éviter ces désagréments qu’un certain nombre d’aides sont mises en place. Elles s’adressent donc aux chauffages les plus intéressants sur le plan économique et environnemental et excluent ainsi le chauffage au fioul ou toute sorte de chaudière qui ne saurait rentrer dans les normes telles que présentées au début de cet article.

 

Vous trouverez ainsi tout un lot de mesures qui peuvent vous faire baisser considérablement le tarif, sous condition de faire appel à un professionnel reconnu garant de l’environnement (RGE), pour la fourniture et pose de ce type de matériel :

  • Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE) ;
  • Prime énergie des fournisseurs d’énergie ;
  • Eco-prêt à taux zéro ;
  • Aides de l’ANAH ;
  • Aides des collectivités territoriales ;
  • Prêt de la CAF et des caisses de retraite ;
  • TVA à 5,5 %.

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