Prix d'une fosse toutes eaux et différences avec une fosse septique

Mis à jour le 15 novembre 2019
2019-11-15 06:30:00
Fosse toutes eaux

Il se peut que vous veniez d’acheter ou de faire construire une maison ne pouvant pas être desservie par un réseau d’assainissement collectif ou bien dont l'assainissement n’est plus aux normes.

Dans ce cas, il vous faudra penser à faire installer un système de traitement des eaux usées autonome comme une fosse toutes eaux.

L’article qui suit vous exposera son mode de fonctionnement, les tarifs ou encore l’entretien qu’il sera nécessaire d'effectuer.

Pour une telle installation, comptez un budget de l’ordre de 5 000 à 11 000 € en fourniture et pose.

 

Vous avez un projet ?

Coût récapitulatif

Nature du matériau de la cuve

Prix de fourniture

PVC

500 à 4 500 €

béton

500 à 1 000 €

ciment

450 à 4 500 €

Capacité de la cuve

Prix de fourniture

3 000 L

environ 800 €

4 000 L

environ 1 000 €

5 000 L

environ 1 300 €

Nature du système de la fosse toutes eaux

Prix en pose et fourniture

à épandage

3 000 à 6 000 €

à sable

4 000 à 7 500 €

avec tertre d’infiltration

7 000 à 11 000 €

écologique

5 000 à 10 000 €

Frais annexes

Prix

diagnostic assainissement

80 à 150 €

étude des sols

300 à 600 €

contrôle SPANC

100 à 600 €

vidange fosse

150 à 300 €

 

Fosse toutes eaux : son fonctionnement

Composée, d’une cuve et d’un système de filtration, la fosse toutes eaux détient 3 rôles principaux :

  • le recueil et le prétraitement de toutes les eaux usées du logement
  • la liquéfaction des graisses
  • la retenue des matières solides pour ne pas qu’elles remontent à la surface de la fosse

 

En ce qui concerne le fonctionnement, les canalisations de la maison se doivent d’être raccordées à la fosse toutes eaux.

 

Les eaux usées sont alors acheminées par ces conduits jusqu’à la fosse où les substances les plus denses entameront un processus de décantation au fond de la fosse. Ce processus mènera à la création de boues. Les graisses, qui elles sont alors plus légères, resteront en surface. L’étape du prétraitement peut alors débuter.

 

Il faut savoir qu’au sein d’une fosse toutes eaux, des bactéries sont initialement présentes au sein des eaux usées et permettent la liquéfaction des matières organiques.

 

Une fois le prétraitement effectué, les fluides seront alors amenés au système de traitement.

 

Un mécanisme de ventilation est aussi nécessaire afin de pouvoir évacuer les gaz (non toxiques) produits par ce traitement.

 

Un préfiltre est présent en sortie de fosse afin d’éviter de laisser passer des substances trop conséquentes issues de la phase de prétraitement et pouvant boucher ou détériorer la filière de traitement.

 

Les différents modèles

Selon le matériau

Selon les besoins et le budget de chacun, il est possible d’opter pour 3 types de matériaux pour votre fosse :

 

 

Fosse PVC

Fosse béton

Fosse ciment

Avantages

  • anti-corrosif
  • étanche
  • légère
  • modèle préfabriqué
  • longévité
  • solidité
  • fiabilité
  • résistance
  • modèle existant en préfabriqué
  • solidité

Inconvénients

  • faible résistance dans un sol peu stable
  • faible résistance face aux variations climatiques
  • poids
  • difficile à déplacer
  • nécessite un camion grue ou un engin de chantier

Contenance

entre 3 000 et 10 000 L

entre 3 000 et 4 000 L

entre 3 000 et 10 000 L

 

Selon le volume de la cuve

En fonction du nombre de pièces de la maison et de la capacité maximale que cette habitation peut recevoir en termes de personnes, il sera impératif d’adapter le volume de la cuve pour votre fosse toutes eaux.

Ainsi, les contenances les plus courantes sont les cuves de :

  • 1 000 L ;
  • 3 000 L ;
  • 5 000 L.

 

Selon le système

Le système d’évacuation se doit d’être compatible avec votre terrain.

Ainsi, se rapprocher d’un professionnel vous permettra de profiter de ses conseils en tant qu’expert car il saura vous guider au mieux pour la réalisation de votre projet.

Il est alors possible d’opter pour un modèle :

  • à épandage : les canalisations permettant l’épandage sont disposées
    • sur un lit d’épandage (pour un sol sableux)
    • dans une tranchée.

Pour un épandage réussi, il est indispensable que le sol soit perméable.

  • à filtre à sable : il permet, une fois le traitement des eaux usées réalisé dans la fosse, d’effectuer l’épuration de ces dernières. Cela se fait grâce aux micro-organismes présents sur le sable du filtre.

Ce système est principalement utilisé lorsque :

  • la surface de terrain est trop faible pour accueillir un système d’épandage ;
  • à proximité d’une nappe phréatique ;
  • si le sol n’est pas assez perméable.
  • tertre d’infiltration : il s’agit en réalité d’un filtre vertical appartenant à la catégorie de filtre à sable.

Il est principalement utilisé dans les cas de figure suivants :

  • dans des sols rocheux ;
  • dans des zones inondables ;
  • à proximité d’une nappe phréatique peu profonde ;
  • quand la surface ne peut pas contenir un système d’épandage traditionnel.

 

Fosse septique, fosse toutes eaux : quelles sont les différences ?

Fosse toutes eaux est désormais la nouvelle appellation des anciens systèmes d’assainissement individuel que sont les fosses septiques.

En effet, avec l’évolution incessante des réglementations, les fosses septiques sont devenues obsolètes, hors-norme et l’usage en a donc été interdit en France.

 

De ce fait, il a fallu trouver un système similaire de traitement des eaux usées qui serait, quant à lui en règle vis-à-vis de la législation.

 

La principale différence entre les 2 modèles d’ANC (Assainissement Non Collectif) repose sur le fait que la fosse septique recueillait uniquement les eaux provenant des cabinets de toilettes alors que la fosse toutes eaux collecte quant à elle la totalité des eaux usées du logement.

 

Ces eaux usées sont :

  • les “eaux vannes” issues des W.C ;
  • les “eaux grises” issues des utilisations ménagères.

 

Notez que le raccordement des eaux pluviales à ce dispositif d’ANC est totalement interdit.

 

Une installation régie par des normes

Il faut savoir, lorsque vous souhaitez vous doter d’un système d'assainissement individuel tel que l’est la fosse septique, qu’un certain nombre de réglementations doivent être observées.

 

Dans un premier temps, il faut se référer aux normes d’installation.

Ces dernières sont régies par le DTU 64.1 (Document Technique Unifié) de mars 2007.

 

Ce document indique que, pour un fonctionnement optimal du dispositif, il est nécessaire de :

  • tenir à l’écart la fosse :
    • des zones de stationnement ou circulation de véhicules
    • des zones de stockage
    • des zones de culture
    • des zones de plantation d’arbres
  • d’orienter la fosse de sorte à ce que l’entrée et la sortie soient correctement installées
  • respecter des distances :
    • minimum 5 m de l’habitation voisine
    • minimum 3 m du logement
    • minimum 35 m d’un point de captage d’eau de type source d’eau potable
  • de garder un accès constant aux regards
  • de laisser la surface du système libre, de sorte à ce qu’elle soit totalement perméable à l’eau comme à l’air
  • d’effectuer un entretien régulier
  • de vérifier que les eaux usées n’entrent pas en contact avec les eaux pluviales lors de leur épandage sous terre.
  • que la contenance de la cuve de la fosse soit fonction du nombre de pièce de l’habitation.

Ainsi, il faut compter une fosse de 3m³ pour un logement de 5 pièces puis ajouter 1m³ complémentaire par pièce en sus.

 

Dans un 2ème temps, il faudra prendre en considération les prescriptions liées à l’entretien de ces dispositifs.

 

Pour ce faire, il faudra se référer à l’article 5 de l’arrêté du 6 mai 1996 disant qu’il est nécessaire de vérifier :

  • le bon épanchement jusqu’au système d’épuration ;
  • l’état du système de ventilation et de dégraissage ;
  • le stade de l’agglomération des boues ;
  • contrôler le niveau de remplissage pour effectuer la vidange.

 

Depuis le 1er janvier 2013, le contrôle du SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif) qui a pour but de vérifier le bon fonctionnement et le bon entretien de l’installation est passé de tous les 10 ans à tous les 4 à 6 ans.

 

La mise en place d’une fosse toutes eaux

Avant de pouvoir lancer les travaux d’installation, il sera nécessaire de respecter quelques étapes.

Ainsi, vous devrez vous mettre en relation avec le SPANC présent sur votre commune afin de connaître les règles et normes qu’il vous faudra respecter.

 

En amont de cet aménagement, une étude de sol devra impérativement être réalisée.

Sans cela, les travaux ne pourront pas débuter.

 

Le but de cette analyse est de mesurer la spongiosité du sol mais aussi de savoir s’il y a présence ou non d’une nappe phréatique à proximité du futur emplacement de la fosse afin d’écarter tout risque potentiel de contamination de cette dernière.

 

Il sera alors nécessaire de déterminer :

  • le type de fosse ;
  • le volume nécessaire ;
  • le meilleur emplacement.

 

Dès lors, la phase de travaux pourra débuter. Il est fortement conseillé de faire appel aux savoir-faire d’un artisan qui réalisera cette mise en place en suivant toutes les règles et normes qui lui sont liées.

 

Une bonne accessibilité au chantier sera de mise car il sera nécessaire de faire passer des engins pour pouvoir effectuer le terrassement.

 

Prix d’une fosse toutes eaux

Il faut savoir que le prix d’une fosse toutes eaux peut varier en fonction de certaines caractéristiques que sont :

  • le matériau de la cuve

 

Nature du matériau de la cuve

Prix de fourniture

PVC

500 à 4 500 €

béton

500 à 1 000 €

ciment

450 à 4 500 €

 

  • la contenance de la cuve

 

Capacité de la cuve

Prix de fourniture

3 000 L

environ 800 €

4 000 L

environ 1 000 €

5 000 L

environ 1 300 €

 

  • le système

 

Nature du système de la fosse toutes eaux

Prix en pose et fourniture

à épandage

3 000 à 6 000 €

à sable

4 000 à 7 500 €

avec tertre d’infiltration

7 000 à 11 000 €

écologique

5 000 à 10 000 €

 

  • la marque
  • la nature du terrain
  • les équipements annexes comme une pompe de relevage : il faut compter entre 700 et 3 000 €.
  • du tarif de main d’œuvre : le prix d’un professionnel pour l’installation d’une fosse toutes eaux est compris entre 4 000 et 7 000 €.

 

Il faudra aussi penser à ajouter en plus du tarif des fournitures et de pose, des frais annexes indispensables à sa mise en place.

On pensera notamment

  • au diagnostic d'assainissement qui sera effectué par le SPANC. Pour rédiger ce diagnostic d’état d’installation d’assainissement non collectif, il faudra verser au SPANC une somme comprise entre 80 et 150 €.
  • au coût de l’étude des sols qui sera, en règle générale, comprise entre 300 et 600 € selon le lieu.

 

Quel entretien pour une fosse toutes eaux ?

Pour optimiser et pérenniser la durée de vie qui, initialement est comprise entre 15 et 25 ans selon le modèle, un entretien régulier devra être réalisé.

 

Il sera nécessaire de vérifier 2 fois par an les systèmes de filtration et une fois par an le niveau des eaux usées.

 

Dès lors que la fosse atteint un remplissage de boues de l’ordre de 50 %, il sera nécessaire de procéder à sa vidange par une entreprise spécialisée dans ce domaine.

Ainsi, l’évacuation des boues de la fosse est à réaliser tous les 3 à 4 ans, si aucun dysfonctionnement n’est observé avant.

 

En termes de tarif, il faut compter un prix entre 150 et 300 € pour une telle opération.

 

De la même façon, un contrôle du SPANC tous les 4 à 6 ans est obligatoire afin de vérifier le bon fonctionnement et le bon entretien de votre système d’ANC.

Le budget sera quant à lui compris entre 100 et 600 €.

 

Les subventions possibles

Il est intéressant de savoir que, pour la mise en place d’une fosse toutes eaux, des aides ont été mises en place par l’Etat.

Ainsi, il vous sera peut-être possible de bénéficier des subventions suivantes :

  • TVA à taux réduit : dès lors que vous faites appel à un professionnel pour l’installation de votre fosse toutes eaux, il vous sera alors possible de bénéficier d’une TVA à taux réduit de 10 %.
  • Eco PTZ : l’éco prêt à taux zéro est emprunt dont le seuil maximal est fixé à 10 000 € et pour lequel vous n’aurez pas à débourser d’intérêt en sus des frais de fourniture et de pose de votre fosse. La durée de remboursement de cet emprunt est comprise entre 3 et 10 ans.
  • aides de l’ANAH : il est possible selon certaines conditions d’obtenir des aides de l’Agence Nationale de l’Habitat. Pour les connaître, le mieux est de se rapprocher de la mairie et du SPANC.

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