Prix de la chaudière à condensation et fonctionnement

Mis à jour le 30 octobre 2017
Chaudière à compensation
Chaudière à compensation

Les chaudières à condensation attirent par des rendements qui peuvent atteindre les 110%, c’est-à-dire qu’elles produisent alors plus d’énergie qu’elles n’en consomment. Tout l’enjeu consiste alors de savoir en combien d’années il vous est possible d’amortir le surcoût d’un tel investissement et si ce sera rentable pour vous.

 

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Le principe

Les chaudières à condensation ont pour but de maximiser le rendu de certains combustibles en condensant le plus possible de la vapeur d’eau qui s’y trouve afin de la récupérer pour que son énergie fasse aussi fonctionner la chaudière et lui permettre d’offrir plus de chaleur.

Ainsi, le principe est d’obtenir un rendement maximum et, donc, de permettre aussi une réduction de consommation.

Selon le type de chaudière, elle permet d’économiser près de 20% d’énergie. Un chiffre qui peut grimper autour de 25 à 30 % sur des installations plus anciennes.

 

Efficacité énergétique saisonnière

L’efficacité énergétique saisonnière, appelée ETAS (directive européenne Ecoconception, ou ErP) se décline en 2 notions :

  • njs : pour le chauffage. Elle s’exprime en pourcentage depuis la moyenne pondérée selon l’efficacité utile à la puissance thermique nominale et l’efficacité utile à 30% de la puissance thermique nominale. Viennent la corriger : la régulation de température, la consommation électrique auxiliaire et celle du brûleur et les pertes thermiques.
  • njwh : pour l’eau chaude sanitaire. Elle provient du rapport entre l’énergie de référence du profil de soutirage déclaré et l’énergie nécessaire à la produire. Elle s’exprime aussi en pourcentage.

Par exemple, dans le cadre de la réglementation énergétique saisonnière de la CEE, pour un chauffage domestique ≤ 70 kW, le résultat doit être ≥ 90 %. Ainsi, une chaudière à condensation sera considérée à haute performance énergétique lorsque cet ETAS sera supérieur à ces 90%, condition indispensable pour bénéficier des primes économies d’énergie et du crédit d’impôt.

 

Le label de qualité

En matière de chaudière à condensation, le label le plus fréquent est HR TOP qui récompense les modèles les plus performants. Il prend le relais du label HR+ concernant les meilleures chaudières classiques.

Les différents types de chaudières et leurs prix

Sont concernées les énergies qui dégagent de la condensation et, donc, pour lesquelles il y a intérêt de récupérer cette vapeur d’eau. Vous découvrirez les énergies, et un tableau avec le prix de ces différents énergies.
C’est ainsi que l’on retrouve des chaudières à condensation :

  • au gaz naturel : les meilleures performances avec un prix d’énergie qui a tendance à se stabiliser. Ne nécessitent pas de stockage.
  • au fioul : liées aux variations de l’énergie. Avantage et inconvénient du stockage : nécessite de la place mais permet un ravitaillement lorsque le prix est au plus bas.
  • à bois : utilise en fait les granulés et apporte des rendements parmi les plus performants de 102 % de PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur). C’est l’énergie la moins chère à ce jour.

 

Type de chaudière à combustion

Marques

Prix fourniture

Prix pose

Gaz naturel

ELM Leblanc / Saunier Duval / De Dietrich / Chappée / Chaffoteaux / Viessmann / Atlantic...

3 000 à 7 000 €

800 à 1 500 €

Fioul

De Dietrich / Bosch / Domusa / Atlantic / Oertli / Vaillant...

3 500 à 9 000 €

(+ prix cuve 600 à 2 000 €)

1 200 à 3 000 €

Bois

Okofen

4 000 à 20 000 €

(+ prix silos 1 000 à 3 000 €)

1 200 à 3 000 €

Ces variations s’expliquent selon le type de chaudières et leur puissance, et selon les travaux à réaliser pour la pose, les difficultés liées à l’emplacement et la situation géographique du domicile concerné. Ces prix de pose se situent généralement entre 40 et 70 € de l’heure et conditionnent les aides.

 

Le stockage

Contrairement au gaz naturel, le fioul nécessite un stockage avec des cuves (le plus souvent 1 000 ou 2 000 litres qui doivent trouver une place dans l’habitation avec des consignes de sécurité assez strictes, notamment, si elles se trouvent à proximité de la chaudière, puisqu’en cas de fuite, elles ne doivent pas atteindre cette chaudière. Lorsqu’elles sont enterrées, un système de double paroi, plus onéreux, est alors obligatoire.

Pour les granulés, c’est un principe de silos qui est alors mis en place avec chargement automatique (chargement en temps réel du besoin) ou semi-automatique (chargement intermittent d’une certaine quantité).

Difficile de parler ici du prix de ces combustibles qui varient trop fréquemment.

 

 

La rentabilité à l’usage

Faut-il remplacer une chaudière qui n’est pas en fin de vie ?

Plus qu’un prix, une chaudière à condensation est un investissement qu’il ne faut pas seulement juger en fonction du surcoût qu’elle implique, mais de l’économie qu’elle permet de réaliser. Pour savoir si vous devez remplacer votre vieille chaudière par une chaudière à condensation, il vous faut donc effectuer ce type de calcul :

Prix de la chaudière + Prix de la pose - Aide et subventions / Economie d’énergie

Ce calcul permet de savoir au bout de combien d’années la chaudière devient rentable, par rapport aux économies d’énergie qu’elle vous permettra de réaliser.

 

Par exemple : Pour un prix de chaudière avec pose de l’ordre de 6 000 € et des aides de l’ordre de 30 %, votre coût final est de 4 000 €.

Si votre dépense énergétique est de 2 000 € par an et que l’économie réalisée avoisine les 20 %, vous économiserez 400 €. Votre chaudière sera ainsi rentabilisée en 10 ans, sachant que sa durée de vie est d’une vingtaine d’années.

 

Si votre chaudière doit être changée, quoi qu’il en soit

Le calcul pour savoir si vous devez opter pour une chaudière à condensation est encore plus évident et la rentabilité plus sûre puisque vous ne devez évaluer que la rentabilité du surcoût de cette chaudière à condensation par rapport à un modèle classique et voir en combien de temps vous le rentabiliserez.

 

Les aides

Plusieurs aides peuvent accompagner cette dépense. On peut ainsi recenser :

  • Le Crédit d’Impôts Transition Energétique reconduit pour l’instant jusqu’au 31 décembre 2017. La chaudière à condensation entre dans ce module, à condition que la pose soit effectuée par un professionnel labellisé RGE (reconnus garant de l'environnement) : il est de 30 % avec des plafonds de 8 000 € pour une personne seule, 16 000 € pour un couple, 400 € supplémentaires par personne à charge.
  • Les aides de l’ANAH : à voir auprès d’eux selon conditions de ressources ; elles peuvent aller jusqu’à 2 000 € pour les revenus très modestes.
  • Les aides des collectivités : certaines collectivités offrent des aides complémentaires. Se renseigner en mairie.
  • L’éco-prêt à taux 0 : sous condition, également, de passer par un professionnel labellisé. A voir auprès de votre banque.
  • La TVA à taux réduit : automatiquement appliquée par l’entreprise qui réalise les travaux.

 

Il faut savoir que, avec les obligations qui s’appliquent désormais aux constructeurs de ne proposer que des chaudières avec des rendements bien classés, dont l’ETAS est au-dessus de 86 %, ce type de chaudière va avoir tendance à se généraliser, à côté des chaudières à basse température plus particulièrement destinées aux appartements avec conduits de fumée collectifs.