L'isolation des combles et de la toiture : guide complet

Mis à jour le 11 mars 2019
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2019-03-11 05:00:00
Installation d'isolation des combles

Parmi les opérations d’isolation, celle des combles et de la toiture est l’une des plus importantes. La raison en est simple, la chaleur est reconnue pour monter. Aussi, lorsque rien ne l’arrête, elle peut s’échapper par votre plafond et se perdre dans l’atmosphère. De seulement 10 € à 100 € le m², vous pouvez pourtant espérer une belle économie de chauffage, et obtenir, en plus des aides intéressantes.

 

Vous avez un projet ?

Le toit, une priorité à isoler

Mieux conserver la chaleur en hiver, mieux conserver la fraîcheur en été, une isolation réussie de vos combles et de votre toiture vous apporte une belle économie, mais aussi un vrai confort de vie.

 

La déperdition thermique s’échappant par la toiture sur une maison pas ou peu isolée se chiffre à 30 %, selon un calcul reconnu par tous les spécialistes et émanant d’un organisme aussi sérieux que l’Ademe. Les murs affichent un risque de perte thermique de 20 à 25%, et 10% pour le sol.

 

Par exemple, en été, si vous souhaitez conserver le plus longtemps possible un semblant de fraîcheur, il faut savoir que, en laissant vos fenêtres fermées et en occultant la lumière, vous évitez une montée en température de 1 à 3,5° C. Alors que, en isolant vos combles et en créant une aération, c’est une montée en température entre 1 et 4,5° C que vous évitez. C’est donc bien toute l’année que vous bénéficierez de cette action en toiture et en combles.

 

Le bilan thermique

A ce sujet, effectuer un bilan thermique de votre logement est une opération qui vous permettra d’agir sur les points qui se révéleront les plus faibles. Une étude thermique qui est d’ailleurs obligatoire pour les constructions neuves, dans le cadre de la Réglementation Thermique 2012 et qui le sera dans celui de la RT 2020.

 

Une telle étude, selon l’intervenant, selon la maison à étudier et selon la qualité du bilan, se situe entre 400 et 1.000 € pour les prix les plus raisonnables. Il est possible d’en trouver des moins coûteux mais il faudra vous renseigner sur la qualité du travail fourni.

 

Combles perdus ou aménagés ?

Lorsque l’on parle d’isolation des combles et de la toiture, la première chose à définir est de savoir si vous possédez des combles perdus ou des combles aménagés.

 

Les combles perdus sont considérés comme inhabitables, soit parce qu’ils ne disposent pas d’une hauteur suffisante pour y aménager une ou des pièces, soit parce que la charpente, sous forme de fermettes, ne permet pas ces aménagements. Ils cumulent parfois ces deux caractéristiques.

 

Les combles aménagés ou aménageables, à l’inverse, disposent d’une charpente qui laisse le passage et d’une hauteur suffisante, généralement au moins 1m80 une fois aménagés, au moins sur une partie de leur surface, pour être considérés comme surface habitable tout ou partie.

 

Alors que les combles perdus seront isolés par soufflage d’un isolant en flocons ou granulés, les combles aménagés le seront par des panneaux ou des rouleaux. Ils pourront l’être à même le sol et/ou en sous-toiture.

 

Les coefficients liés à l’isolation

Les critères d’une bonne isolation doivent cependant être doubles et c’est aussi tout le problème puisqu’il est important de concilier les besoins en isolation thermique avec ceux d’isolation phonique. Ce dernier point sera d’autant plus sensible lorsque votre maison sera auprès d’un axe de transport important, qu’il soit routier, ferroviaire ou aérien, ou lorsqu’elle se trouvera au coeur d’un centre animé.

 

  • Isolation thermique
    Pour juger de l’isolation d’une habitation, des normes sont nécessaires afin de comparer la résistance thermique. Ce coefficient de résistance thermique, appelé R, sert d’indicateur pour la performance énergétique. Plus ce coefficient est élevé et meilleure est sa performance.

    Par exemple, dans le neuf, la résistance R doit être de 8 m².kW pour se trouver en conformité avec la RT 2012.

    Dans la rénovation, il n’existe pas de règles propres, hormis celles définies par l’éligibilité au crédit d’impôt. Il faut donc un minimum de R=7 m².kW en ce qui concerne l’isolation du plancher des combles perdus et R=6 m².kW pour l’isolation des rampants de la toiture.
     

  • Isolation phonique
    Pour ce qui concerne l’isolation phonique, aucune réglementation n’entrait dans les critères des constructions préalables à 1970, les premières notions intervenant en 1970 avec une réglementation entre appartements et prenant en compte les bruits de choc et les bruits d’équipement. Pour les bruits provenant de l’extérieur, il a fallu attendre l’arrêté du 6 octobre 1978 pour imposer des isolements acoustiques des pièces principales et des cuisines avec des minimums de 45 dB, 40 dB, 35 dB et 30 dB selon l’exposition des constructions (aérodromes, transports terrestres) et selon les pièces (principales, chambres).

    A partir de 1996, à la suite de l’arrêté du 28 octobre 1994, les normes deviennent plus contraignantes et une isolation minimum de 30 dB est requise, une absorption acoustique dans les couloirs, les escaliers et les halls, un bruit limité des équipements ménagers, VMC et chaudières.

    En 2000, l’arrêté du 30 juin 1999, complète le précédent. En conservant des bases relativement similaires, la norme se trouve légèrement renforcée par les normes européennes mais sans modifier le niveau d’exigence.

    Depuis le 1er janvier 2013, une attestation de prise en compte de la réglementation acoustique doit être fournie lors de l’achèvement des travaux.

 

Neuf ou rénovation

L’autre centre d’intérêt concerne le type de logement. Alors que dans le neuf, l’isolation est réalisée dès la construction, afin de respecter les normes, que ce soient celles de la RT 2012, de R=8m².kW, comme vu précédemment, ou celles encore plus restrictives des Bâtiments Basse Consommation (BBC) ou à énergie positive, la question est encore plus prégnante dans le cadre de la rénovation.

 

On trouve donc des coefficients variés pour cette rénovation, par exemple :

  • des chiffres qualitatifs minimums définis par un arrêté du 3 mai 2007 de R=4,0 m².kW pour les combles aménagés et de R=4,5 m².kW pour les combles perdus ;
  • des chiffres imposés minimums pour le crédit d’impôt de R=7 m².kW pour les rampants de toiture et planchers de combles dans le cas des combles perdus, de R=6 m².kW pour les rampants de combles aménagés et de R=4,5 m².kW pour les toits-terrasses.

 

Isolants naturels, minéraux et synthétiques

Pour atteindre les niveaux d’exigence, il existe un certain nombre de produits pour lesquels il faudra jouer notamment sur la qualité et sur l’épaisseur afin de respecter les normes. Mais aussi, ce que l’on verra ensuite, selon la technique de pose : en rouleaux, en panneaux, soufflage, épandage, sarking.

 

Les isolants se décomposent donc en plusieurs catégories :

 

  • Les isolants minéraux
    • La laine de verre
      C’est l’isolant qui est le plus souvent utilisé et aussi parmi les plus intéressants en prix, mais cette caractéristique n’est pas la seule explication à sa réussite commerciale
      Elle s’obtient par un mélange de sable, de calcaire ou similaire et de verre recyclé ou de calcin. Sur le principe de la fusion et de la centrifugation, des couches successives s’enchevêtrent pour enfermer l’air.
      On peut alors la trouver en rouleaux ou en flocons, ce qui permet une pose en la déroulant ou en l’épandant, voire en la soufflant.
      Ses atouts sont sa qualité isolante, la facilité de découpe de ses rouleaux et sa perméabilité à la vapeur d’eau. La présence d’un pare-vapeur permet de réguler son humidité. Elle est aussi ininflammable et imputrescible. Elle offre aussi bien des qualités au niveau thermique que phonique.
      Son plus grand défaut est d’être particulièrement irritante et de nécessité l’emploi de gants et de masque pour son utilisation.
      On la trouve dans des tarifs de 3 à 8 € le m² en 100 mm, en fourniture et, avec 180 mm, il est possible d’atteindre un R=4,5 m².kW.
       
    • La laine de roche
      Si elle est souvent confondue avec la laine de verre, notamment par un aspect assez proche, elle en diffère pourtant sur de nombreux critères.
      Tout d’abord, le verre n’est plus à l’origine de ce produit, mais le basalte, provenant des volcans. Elle est d’ailleurs appelée laine de pierre, en Suisse. Mais le processus de fonte afin de fibrer la roche se rapproche du précédent et reprend le principe des différents matelas de laine enchevêtrés enfermant l’air.
      Elle est tout aussi inflammable que la laine de verre et perméable à la vapeur d’eau. Elle présente des qualités d’isolation thermique sensiblement équivalentes à la laine de verre et des qualités d’isolation phonique légèrement supérieures. Elle possède aussi une durée de vie meilleure. Son apparence est aussi légèrement plus rigide, ce qui favorisera la fabrication de panneaux, en plus des rouleaux ou des flocons.
      Moins irritante que la laine de verre, elle le reste cependant encore.
      Son prix est alors de 5 à 10 € le m² en épaisseur de 100 mm et présente donc un rapport qualité/prix sensiblement similaire à sa concurrente.

 

  • Les isolants naturels
    • La ouate de cellulose
      Elle est composée en grande partie de journaux recyclés et d’un ajout de produit ignifugeant pour la rendre ininflammable. Elle est souvent la priorité de l’écoconstruction.
      Elle peut être proposée en rouleaux, en panneaux ou en vrac.
      Ses propriétés sur le plan thermique et acoustique sont excellentes et même meilleures que les laines de verre et de roche, et viennent s’ajouter à ses propriétés écologiques. Il jouit aussi d’une très bonne durée de vie.
      Son plus grand défaut serait d’être un peu moins résistant au feu que les premiers nommés, même si elle en retarde néanmoins la propagation.
      Son prix est aussi plus élevé puisque d’environ 20 € le m², en fourniture, pour une épaisseur également de 100 mm.
       
    • La laine de chanvre
      C’est un autre isolant naturel issu de la plante du même nom et qui se révèle donc tout à fait écologique. Elle se classe parmi les laines végétales.
      Si on retrouve les excellentes qualités de la précédente, comme isolant thermique et phonique, on lui reconnaît, en plus, une résistance toute particulière à l’humidité et une très bonne résistance au feu. En outre, la laine de chanvre est un formidable répulsif contre les rongeurs.
      Elle reste très facile à poser, son défaut provenant peut-être de la plus grande difficulté à couper les panneaux, de par leur caractère plus râpeux.
      Il faut compter environ 15 € le m² pour la laine de chanvre, en fourniture, sur une épaisseur de 100 mm.

 

 

  • Les isolants synthétiques
    • L’isolant thermo-réflecteur
      Appelé également isolant multicouche ou isolant mince, il se compose donc de différentes couches de feutre, d’ouate et de mousse, séparées par des couches d’aluminium.
      Cet isolant mince ne présente pas les mêmes qualités d’isolation thermique ou acoustique que les précédents mais est souvent utilisé en complément, en rampant. Ce sont d’ailleurs ces couches successives renvoyant le rayonnement qui permettent d’agir néanmoins efficacement contre les déperditions de chaleur.
      Il est alors très facile à poser et ne provoque pas d’irritation. Il résiste aussi très bien aux rongeurs et à l’humidité.
      C’est cependant un produit controversé puisque l’Ademe a réalisé une étude démontrant que les 2 cm de cet isolant n’équivalaient, en réalité, qu’à 6 cm d’une isolation plus classique. Il est donc essentiel de ne l’utiliser qu’en complément, et non seul. En outre, étant étanche à la vapeur d’eau, il favorise la condensation en cas de mauvaise ventilation.
      Son prix va de 5 à 10 € le m², en fourniture.
       
    • Le polyuréthane (PUR)
      Il est réalisé à partir différents produits tels que les polyols, le méthylène ainsi que des agents gonflants et des additifs, c’est donc isolant tout à fait synthétique.
      Il supporte très bien la compression et ne craint pas l’humidité.
      C’est un très bon isolant thermique et acoustique et peut aussi bien s’utiliser en intérieur qu’en extérieur, voire dans une chape.
      Son plus gros défaut est d’être toxique en cas d’incendie.
      Il se trouve en mousse pour le calfeutrement et en panneaux mais sa pose est un peu plus complexe que les précédents.
      Son prix est alors de 20 à 25 € le m² en épaisseur de 100 mm
       
    • Le polystyrène expansé
      A base de pétrole, le polystyrène se compose de billes compressées et moulées pour enfermer l’air.
      Sa présentation en panneaux le destine cependant aux volumes laissant suffisamment place à son épaisseur.
      Ses qualités d’isolation thermique sont excellentes et viennent s’ajouter à une très grande facilité de mise en oeuvre, à une bonne résistance mécanique et à son imperméabilité.
      Par contre, ses performances acoustiques sont réellement moindres, c’est un matériau fragile et inflammable qui, de plus, dégage une fumée toxique en cas d’incendie.
      Son prix au m², pour un panneau de 100 mm est d'environ 15 €.
       
    • Le polystyrène extrudé
      Il est aussi fabriqué à partir de pétrole brut mais est proposé dans une présentation plus dense que le polystyrène expansé.
      Il se propose aussi en panneaux.
      Il dispose de meilleures performances que le précédent sur le plan thermique et reste un matériau léger, facile à travailler, résistant à l’humidité et proposant de belles résistances mécaniques.
      Son prix, pour un panneau de 100 mm est toutefois plus élevé puisqu’il se situe entre 25 et 30 € le m², en fourniture.

 

Le tableau suivant permet de récapituler certaines des utilisations de ces produits, leurs performances et leur prix:

Matériau

Performances thermiques*

Performances acoustiques

Résistance humidité

Prix au m2*

laine minérale

de 2,4 à 2,8

très bonnes

bonne

de 3 à 10 €

laine végétale

de 2,08 à 2,55

très moyennes

très moyenne

15 €

ouate de cellulose

de 2,3 à 2,55

bonnes

moyenne

20 €

argile expansé

de 1 à 1,6

bonnes

moyenne

5 € le sac de 6 l (billes)

liège expansé

de 3,2 à 4,2

bonnes

moyenne

10 à 30 € (dalles)

synthétique

de 2,38 à 4,16

moyennes

bonne

de 15 à 30 €

isolant mince

de 0,1 à 1

très moyennes

bonne

de 5 à 10 €

 

 

* en 100 mm, sauf isolant mince

 

Les isolants naturels sont particulièrement intéressants dans le cadre de la rénovation.

 

Isolation au sol ou en rampant ?

Isoler un grenier peut se faire de multiples façons :

  • sur le plancher ;
  • sous la toiture, en rampant.

 

Si on ne retient que la facilité, isoler le plancher est la solution la plus facile, quelle que soit la méthode employée, comme nous le verrons ensuite.

Cependant, cette solution n’est pas toujours applicable ou impose un travail parfois plus conséquent.

  • dans le cas de combles aménagés, il est nécessaire d’isoler sous la couverture si vous avez un plafond rampant, ou d’incorporer cette isolation à votre plafond ;
  • si vous stockez, comme beaucoup, des cartons et autres vieux meubles dans votre grenier, une isolation au sol n’y résisterait pas, surtout si cette isolation est en laine de verre ou laine de roche. Son écrasement lui ferait perdre une grande partie de ses propriétés. La solution est alors d’isoler en rampant ou, si vous isolez au sol, de créer un plancher au-dessus de l’isolation.

 

C’est pour cela que les conseils que l’on retrouve le plus souvent sont :

  • d’isoler la toiture en pente des combles chauffés avec de la laine de roche ou de la laine de verre ;
  • d’isoler cette même toiture, dans le cas d’une toiture plate, avec des panneaux de polystyrène extrudé ;
  • d’isoler le sol de combles non chauffés avec de la laine de verre ou de roche soufflée, ou avec de la cellulose soufflée, voire avec des panneaux de polyuréthane.

 

La pose de l’isolation

La pose de l’isolation est un problème tout aussi fondamental que le choix de l’isolant. Alors que la pose paraît relativement simple, une isolation mal réalisée, laissant transparaître de nombreux ponts thermiques, et c’est toute votre isolation qui perd une partie non négligeable de son efficacité.

 

D’ailleurs, si vous souhaitez bénéficier des différentes aides proposées en matière d’économie d’énergie, il vous faudra faire appel à un professionnel, en fourniture comme en pose, avec l’étiquette RGE, notamment pour bénéficier du Crédit d’Impôt Transition Energétique (CITE).

 

Maintenant, lorsqu’il est question de pose, différentes méthodes sont possibles, qui peuvent aussi être imposées par le type de combles, mais aussi par le matériau utilisé :

 

  • les rouleaux
    C’est l’une des méthodes les plus employées lorsque les combles sont entièrement disponibles pour l’isolation et ne sont pas aménagés.
    Par contre, il n’est quasiment plus possible d’avoir accès à ces combles du fait du risque d’écrasement de cette isolation à moins de réaliser un nouveau plancher par-dessus cette isolation.
    Dans le cadre de la rénovation, on utilise généralement deux couches de laine minérale croisées.
    Un pare-vapeur est également utilisé et se pose du côté chauffé, c’est-à-dire en dessous dans le cas de laine déroulé sur le plancher.
    Toutefois, il est aussi possible de dérouler la laine de verre en sous-pente, en la fixant par exemple avec des tasseaux. Le pare-vapeur restera sur la partie inférieure, côté maison et non côté couverture.
     
  • les panneaux intérieurs
    Cette solution est plutôt retenue dans le cas d’un plancher avec solives, ces panneaux venant se fixer entre chaque.
    Elle est aussi bien employée en rénovation que dans le neuf.
    La pose est plus longue, nécessitant de nombreuses découpes assez précises pour ne pas créer de ponts thermiques.
     
  • le soufflage
    La pose est rapide mais nécessite l’emploi d’une machine pour envoyer généralement proposé en flocons ou en granulés.
    Le procédé est particulièrement adapté pour les volumes difficiles d’accès puisqu’il s’agit du procédé inverse d’un aspirateur et que l’appareil peut être utilisé de l’extérieur, seul un tube souple permettant d’envoyer le produit.
    La bonne répartition de l’isolant en fait une excellente méthode pour une isolation très réussie.
     
  • l’épandage
    La méthode d’apparente un peu à la solution précédente, avec des produits similaires, mais répartis à la main, généralement à l’aide d’un râteau.
    La pose est plus longue mais n’implique pas de matériel.
    Une solution plutôt validée pour des plus petites surfaces et plus faciles d’accès que la méthode précédente.
     
  • le “sarking”
    La pose de l’isolant se fait entre la couverture et la charpente, en intégrant un système de planches sur la charpente sur lesquelles est placé l’isolant avant de le recouvrir des tuiles, ardoises ou autres.
    Compte tenu du procédé, il est plutôt utilisé dans le cas d’une rénovation de la toiture ou dans le cas d’une construction neuve.
    Par contre, la solution est très performante et permet une isolation excellente, aussi bien sur le plan du thermique que de l’acoustique.
    C’est aussi une solution parfaitement esthétique et confortable puisque cette isolation n’apparaît pas et le risque de ponts thermiques est encore réduit.
    Les travaux peuvent aussi se faire de l’extérieur et laissent votre intérieur quasi propre.
    Enfin, vous pouvez le faire sur des combles perdus, aménageables et même déjà aménagés.

 

Le cas particulier du toit-terrasse

Le toit-terrasse est un cas particulier en ce qui concerne l’isolation.

 

Une isolation peut être réalisée par panneaux, par en dessous. Toutefois, elle viendra toujours en complément, dans ce cas, d’une isolation obligatoire par l’extérieur. Cette dernière doit aussi être efficace pour éviter les infiltrations d’eau et favoriser son écoulement (on parle de toiture plate mais, en réalité, elle possède quand même une faible pente, de l’ordre de 5 %, afin de favoriser ces écoulements d’eau).

 

Un isolant est alors posé en panneaux, laine de roche ou polystyrène, avant d’être recouvert d’un revêtement bitumineux.

 

En termes techniques, le toit-terrasse doit posséder un coefficient de résistance thermique d’au moins 4,5 m².kW.

 

Le prix de l’isolation

Le prix de l’isolant seul peut être assez variable, selon l’isolant qui est choisi et selon l’épaisseur requise. Voici donc un tableau qui précise ce tarif et permet, par exemple, un coefficient R=10 m².kW. Ce qui vous donne aussi un comparatif de l’efficacité de certains de ces isolants.

 

Produit utilisé

Epaisseur nécessaire

Prix au m² en fourniture

laine de verre

47 cm

de 12 à 20 €

laine de roche

40 cm

de 15 à 30 €

laine de chanvre

32 cm

de 40 à 75 €

ouate de cellulose

38 cm

de 20 à 35 €

mousse de polyuréthane

28 cm

de 25 à 75 €

 

 

Le prix de la pose dépend de différentes données :

  • pour les panneaux et les rouleaux : de 15 à 30 € le m² ;
  • pour le vrac : de 10 à 20 € le m².

Il faut ajouter un tarif de l’ordre de 5 € le m² pour la pose d’un pare-vapeur.

 

Pour faire simple, on peut considérer que, en fourniture et pose, l’isolation de combles vous coûtera :

  • pour des combles perdus, de 20 à 30 € le m² ;
  • pour des combles habitables, de 40 à 50 € le m², comprenant la pose de placo pour dissimuler cette isolation ;
  • par la méthode du sarking, par l’extérieur, autour de 100 € le m².

 

Les autres aides

Si le prix d’une isolation des combles reste à un prix relativement intéressant, vous pourriez cependant être tenté d’acheter les matériaux et réaliser ce travail par vous-même. Ce serait tout d’abord prendre le risque d’un travail réalisé imparfaitement, mais aussi celui de vous priver d’aides qui vont vous permettre d’adoucir très sérieusement le prix.

 

Le Crédit d’Impôt Transition Energétique (CITE) vous permet, en effet, d’économiser jusqu’à 30 % de vos dépenses lorsque le travail est effectué par un professionnel estampillé RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), avec un plafonnement de ce crédit selon la configuration du foyer.

Mais vous pouvez aussi bénéficier de la prime énergie, d’une TVA réduite à 5,5 % dans le cadre de la réduction des dépenses énergétiques, en cas de rénovation d’un logement de plus de 2 ans et d’un éco-prêt à taux zéro pour le financer.

 

Toutefois, comme déjà annoncé, ces aides sont également liées aux performances de votre isolation et vous impose donc des coefficients à respecter pour être prises en compte.

 

C’est ainsi que, pour un investissement initial de l’ordre de 3.000 €, il est possible de cumuler des aides de plus de 2.000 €. Un investissement qui peut facilement être rentabilisé en 5 ou 6 ans, parfois moins, considérant que l’économie reconnue en consommation d’énergie est de l’ordre de 30 %.

 

L’isolation à 1 €

Il ne faut pas négliger, non plus, la possibilité ouverte à un programme d’isolation des combles à partir d’1 € à laquelle vous pouvez avoir droit, dans le cadre du Pacte Energie Solidarité validé par le Ministère de l’Ecologie et du Développement durable.

 

Etant sous condition de ressources, vous pouvez contacter un professionnel qui pourra vous aider à étudier votre dossier en vue de son acceptation.

 

Quelques conseils

  • Avant de changer de système de chauffage ou de chaudière, il est conseillé de faire réaliser ses travaux d’isolation lorsqu’ils n’existent pas déjà car ils diminueront vos besoins en puissance de chaudière et vous aideront à réduire vos coûts d’investissement.

Un bilan thermique préalable vous présentera d’ailleurs les priorités à donner à votre isolation.

 

  • Isoler ses combles est important, mais il ne faut pas oublier, non plus, de ventiler vos combles, qu’ils soient perdus ou aménagés, afin que l’air chaud n’y stagne pas et puisse s’en évacuer facilement. La pose d’une VMC, de préférence double flux, pourra permettre cette aération indispensable et salutaire afin d’éviter cet effet dit “thermos” d’un intérieur manquant d’inertie.

 

  • L’autre équation à résoudre est celle du meilleur compromis, parfois, entre le choix de l’isolant et le respect d’un maximum d’habitabilité de vos combles. L’espace et le volume vous étant compté, il faut essayer d’obtenir le meilleur coefficient R sans trop rogner sur les m² disponibles pour créer vos pièces et, encore plus, pour ne pas empiéter sur les hauteurs de ces pièces. Il vous restera toujours la solution de l’isolation par l’extérieur, dite du sarking dans le cas de la toiture, mais qui peut aussi être pénalisante financièrement.

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